« I did not have sexual relations with that woman, Miss Lewinsky. This allegations are false.» Ces mots sont ceux de Bill Clinton. Nous sommes le 26 janvier 1998. Les yeux droits dans ceux de ses interlocuteurs, le président des États-Unis ment en direct de la Maison Blanche lors d’une conférence de presse filmée. Il nie avoir eu des relations sexuelles avec Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison-Blanche entre novembre 1995 et mars 1997. Depuis des mois, il fait l’objet d’une accusation de harcèlement sexuel. Avec Hillary, la première dame à ses côtés, envers et contre tout, Bill Clinton défend son image irréprochable de bon père de famille fidèle et aimant. Mais dans la presse, sur internet, c’est le grand déballage… jusqu’à la publication des enregistrements de ses échanges les plus intimes. Intimidations, manipulations, … le scandale Lewinsky/ Clinton est au coeur d’enjeux politiques qui dépassent largement le cadre de l’affaire. Moins d’un an plus tard, ce mensonge vaudra au président des États-Unis d’être placé au coeur d’une procédure de destitution. Pour cette nation puritaine, le parjure et l’adultère culminent au sommet des vices. Après avoir nié, multiplié les faux témoignages, tenté de suborner des témoins, joué sur les mots, Bill Clinton est acculé. L’ADN l’a rattrapé. Le scandale sexuel a pris une dimension politique. Face à face avec ses pires détracteurs, ses concitoyens et le monde entier, il orchestre ses propres aveux et demande pardon. Ultime coup de maître pour sauver son siège à Washington. Le « Monica Gate » est le plus grand scandale sexuel qui ait secoué la présidence des États-Unis. Une démonstration édifiante de la mécanique du mensonge dans les plus hautes sphères de l’État.

Un film de Eve Vanderstegen

Diffuseur FR : RMC Découverte
Producteur : Compagnie des Phares et Balises (CPB Films)
Distributeur : CLPB Rights