Forte de ses réseaux d’influence, avec une puissance comparable à celle d'un État, l'industrie pharmaceutique peut à elle seule décider des politiques de santé des gouvernements. Certains laboratoires réussissent à orienter la recherche, les financements et les remboursements publics vers leurs traitements les plus chers. Parfois au détriment de la santé des malades. Des laboratoires sont jugés responsables d’avoir longtemps caché les graves effets addictifs ou secondaires de leur médicament. Et la bataille contre le Covid-19 qui fait rage exacerbe l’appétit des laboratoires. Le nouveau paradigme de l’industrie pharmaceutique, avec une financiarisation totale de l’écosystème du médicament, menace-t-il la longévité du plus beau système politique solidaire, la santé publique ?

Depuis 10 ans, le paysage de l’industrie du médicament a été considérablement transformé. Une poignée de firmes pharmaceutiques concentrent à elles seules la fabrication de la majeure partie des médicaments. Dans le top 5 mondial, le Suisse Novartis, les deux géants américains Pfizer et Johnson & Johnson, puis Roche, l’autre industriel suisse et le géant français Sanofi. Avec chacune 100 000 collaborateurs, ce sont ces multinationales, présentes sur le marché global, que l’on appelle communément les Big Pharma

Luc Hermann est journaliste, réalisateur et producteur (Premières Lignes), il a récemment coréalisé avec Gilles Bovon « Starbucks sans filtre » (Arte) et « Jeu d’influences, les stratèges de la communication » (France Télévisions).
Claire Lasko, réalisatrice anglaise, a signé de nombreux documentaires pour BBC et Channel 4.

Un film écrit par Luc Hermann, Claire Lasko et Insaf Maadad
Réalisé par Luc Hermann et Claire Lasko

Diffuseur FR : Arte
Une production : Premières lignes
Ventes internationales : CLPB Rights
Diffuseurs partenaires : ZDF info, RAI, Al Jazeera, RTS, RTBF, SRF, Télé Québec, VRT, SVT
Avec la participation du CNC